Ces mesures, découlant de la stratégie initiale de l’OMI, visent l’efficacité énergétique des navires. Elle fait de la rénovation et du renouvellement du parc de navires sa priorité et a pour objectif de réduire de manière sinificative les émissions de gaz à effet de serre, notamment celles de CO2. Les portes-conteneurs, représantant 20,9% du transport maritime international, ont émis en 2019 183,64 million de tonnes de CO2. Pour donner un ordre de grandeur, l’Ukraine, en 2019, a émis 199 millions de tonne de CO2 12. La société de classification American Bureau of Shipping estime que 85% des pétroliers et des vraquiers existants soumis à la norme de l’OMI rencontreront des difficultés à respecter l’EEXI, ce qui représente plus de 18 000 navires. Le Bureau Véritas estime quant à lui que, dans un scénario business-as-usual, 20% de la flotte actuelle des vraquiers concernée n’atteint pas la note minimale requise, et 55% de la flotte pourrait ne pas respecter les normes autorisées d’ici 2030. À noter qu’en 2019, l’OMI a classifié la totalité de la flotte mondiale. 15% des navires ont la note A, 20% la note B, 30 % C, 20% D et 15% E. Ainsi, les deux tiers des navires ont une note comprise entre A et C. Toutefois, en 2026, cette proportion tombera à 49 % si aucune mesure n’est prise pour réduire l’intensité carbone des navires. 2.2.2. L’efficacité énergétique des navires, au cœur de la stratégie initiale de l’Organisation Maritime Internationale La stratégie Initiale : une stratégie échelonnée en plusieurs phases Figure 8 : Stratégie initiale de l’OMI (Adapté de Sia Partners) Figure 9 : Contribution aux émissions du transport maritime des types de navire les plus émetteurs de CO2 - Chiffres de 2019 (Jacquin, Sigrist et al., 2022 11 Sia Partners, 2020. « La stratégie de l’OMI pour réduire les émissions carbone » 12 Jacquin, Sigrist et al., 2022 « Coalition T2EM : Transition Ecologique et Énergétique du Maritime – Vision à 2050 ». 2018 Adoption de la Stratégie initiale 2019 74ème session du comité de la protection du milieu marin : • Adoption des nouveaux amendements concernant le suivi énergétique des navires (EEDI, SEEMP) • Adoption de la convention internationale MARPOL (teneur limite en NOX - SOX pour les carburants marins) 2020 - 2023 • Renforcement des mesures techniques et opérationnelles associées au système de suivi énergétique des navires • Suivi et accompagnement des acteurs dans la transition réglementaire 2030 • Réduction des 40% des émissions CO2 par rapport à 2008 • Usage des combustibles à faibles émissions (CO2 - NOX - SOX) généralisé • Utilisation des retours d’expérience pour la réalisation d’un guide des bonnes pratiques à destinations de tous les acteurs du secteur 2050 • Réduction de 100% des émissions de CO2 par rapport à 2008 • Promotion des technologies innovantes • Poursuite de la fourniture de combustibles à zéro émission carbone ou non fossiles, afin d’envisager la décarbonation totale du secteur au cours de la seconde moitié du siècle Émission en Mt CO2 Part dans les émissions du transport maritime international Part dans le transport maritime international Équivalent en émissions nationales en 2019 183,64 29,9% 20,9% Ukraine 199 Mt CO2 169,15 27,6% 41,5% Pays-bas 154 Mt CO2 129,86 21,1% 29,3% Philippines 140 Mt CO2 porte- conteneurs vraquier navires- citernes 22 Quelle transition énergétique pour le secteur maritime et industrialo-portuaire ?
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