Quelle transition énergétique pour le secteur maritime et industrialo-portuaire ?

4.3 Un enjeu financier : la finance bleue impulsée par l’Europe et la France À terme, dans un scénario idéal, le mix énergétique mondial reposera uniquement sur de l’électricité décarbonée (renouvelable et nucléaire), du biogaz, de la chaleur renouvelable, des bio- et e-carburants et de l’hydrogène. Le secteur de l’économie marine représentant 820 000 emplois en France, il apparait vital de le pérenniser en investissant dans la finance bleue, en le rendant plus performant énergétiquement et en le décarbonant afin qu’il puisse rester un secteur de pointe compétitif pour la France et s’étendre de manière durable et résiliente. Impulsée par le président Macron en décembre 2019, la transition écoénergétique du monde maritime s’accélère et s’adosse à une triple ambition : la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de la biodiversité et la protection des océans. La notion de « croissance bleue » voit le jour et se divise en quatre grands axes stratégiques : Le périmètre couvert par la finance bleue est ainsi très large : décarbonation du transport, énergies marines, zéro pollution, régénération des ressources, solutions fondées sur la nature pour protéger les côtes et séquestrer du carbone, biotechnologies bleues durables (algues, aquaculture, technologies de la protection/exploration marine), pêche durable et éco-tourisme. Figure 19 : les 4 axes stratégiques de la croissance bleue (La Finance Bleue, 2021). Figure 20 : Piliers stratégiques permettant de répondre aux enjeux de la croissance bleue (CMF, 2023) Le CMF met en exergue quatre grands piliers qui permettront de pérenniser les grands axes de la croissance bleue Verdir les ports Décarboniser la propulsion des navires Développer les énergies marines renouvelables Développer une bio-econimie marine durable Technologie Finances Formation Réglementation 56 Quelle transition énergétique pour le secteur maritime et industrialo-portuaire ?

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